Du respect que je vous dois.

Du respect que je vous dois.

# Posté le mercredi 04 novembre 2009 14:06

Testament Spirituel.

Testament Spirituel.












Cher Jean Jacques,




____Qu'il me vienne l'envie de me mettre à quatre pattes devant vous pour ainsi songer à n'être faite comme aucun de tous qui existent. Vous attribuer du pédantisme et de la prétention avant toutes autres caractéristiques et reflet de votre âme sublime, est bien là mal vous connaître.
Je parle de votre Sincérité avant tout, de la singularité et de la complexité des aspects que votre être m'offre. Deux choses presque inalliables s'unissent en vous et ma piètre intuition me précipite dans l'embarras de l'ignorance, vous m'avez séduite.
____Il eut été sans doute déplacé d'avancer de telles paroles, une ignominie de prétention m'a t'on dit. Je possède cette farouche fascination pour les habiles pédants, névrosés convaincu d'une inexistante supériorité, ceux ci sont les plus délicieux. Mais vous très Cher, vous êtes dans une autre sphère, c'est encore Ô Dieu bien au delà et bien au dessus de ce que la misérable substance de ma boîte crânienne peine à imaginer !
____Hélas je ne possède pas la simplicité de c½ur de Maman, je ne suis pas entiché d'une franchise bien plus éloquente que quelque ergoterie, non. D'ailleurs sachez Maître, que mes pommettes s'empourprent de m'adonner bassement à toutes sortes possibles d'hypocrisies. Mais je vous prie de me croire à présent, vous êtes mon seigneur, mon Maître spirituel. C'est une chose bien singulière que l'adulation qui n'est autre que le témoignage de ma reconnaissance la plus élevée et la plus distinguée de toutes celles que l'on puisse imaginer dans ces circonstances. Car je suis dans un des ces moments critiques où il est difficile de ne faire qu'écrire des absurdités en tout genre (Ah sophisme quand tu nous tiens... D'avance je vous demande de m'absoudre.) Parce qu'il est tout à fait impossible pour mon âme d'effrontée que ces crachas d'encre ne partent sur quiconque, empreinte de censure ou d'apologie... Foutaise. Mais vous savez parfaitement que déjà mon orgueil l'emporte sur la voix de la raison... En effet, une étreinte voluptueuse de vos Confessions aurait suffit, un merci infiniment, un merci absolument. C'eut été trop simple aussi...


Génuflexions Maître, courbettes scabreuses et tout ce
qui s'en suivra pour sombrer encore plus dans l'irrespect et la vulgarité.





Z.G.











# Posté le mardi 04 août 2009 13:00






Big Joe Williams, Bukka White, Willie Dixon, Muddy Waters, Sunnyland Slim, James Madison, Mabel Hillary, James Cotton en Janvier 1966.

























_____J'aurais aimé qu'on ne lût jamais ces mots, cette confession et que mieux encore on l'oubliât, qu'il n'existe entre le lecteur s'arrachant les rétines sur cette prose et mon âme, qu'une sorte d'immuable et nécessaire complicité de l'instant, rien de plus. J'en suis à présent intimement convaincue, écrire c'est mourir un peu, c'est laisser les manifestations de concret pour des aspirations profondes et déterminées qui jetteront à la face moite et anxieuse du lecteur, l'incompatible espoir de plaisance ou de dégout. Je crache sur tous les essaies, sur tous les alexandrins, sur toutes les proses, sur toutes les vies. Je ne possède pas la vertu d'être minimaliste, l'inutilement inintéressant est passionnant, la raison sans doute pour laquelle je me roule avec jouissance aux pieds de tous ceux qui ont la prétention et le coupable tort d'écrire. Car la beauté littéraire est la plus belle de toute... Par la suite on essaye vainement de me parler de réflexion, je m'écroule. A la coriace et belliqueuse prononciation de ce mot, je suspends mon souffle de libre intérêt, je laisse l'habitacle de mon organe stéril s'abaisser et pendre ignominieusement. Je toise à mes pieds l'extase sans doute imperceptible et invisible aux yeux de ceux qui possèdent goulument ce qu'on appelle l'intellect, la confusion lente et immobile, en perpétuel désagrément, mon éternité poëtique. Elle convulse, elle est atteinte de malaises incurables, des contorsions l'attaquent et font régner en elle l'enfant larmoyant et universel de Spleen. Le Spleen est un enfant meurtrie, un frippon qui s'encanaille à outrance, s'adonne magistralement aux vices et pourtant profondément imbibé de cette si ravissante innocence que l'on nomme Poësie. Le Poësie est l'innocence et la consolation de cet enfant pourri qu'est le Spleen. En tant que Sophiste, je me délecte à vous le faire lire, il n'y a rien de plus accessible et de plus abordable que la Poësie. C'est l'éloge intime de l'immoralité, c'est une nuit ardente et barbare, un reflux de regards hagards qui rafraichissent sans aucunes paroles, sans aucuns gestes, les ignobles idiots et pantins que nous sommes. Toutes les rêveries, puantes, amoureuses, étranges, voluptueuses, négligées, extrêmes, hargneuses et infâmes de l'humanité. Un inouïe sommeil de liberté captive, d'infinies langueurs, de contre conscience, car c'est bien çà, c'est l'envers du puritanisme et de l'émeute de l'éraillant conventionnel. A partir de ce moment tout devient soupir et tâche. L'Alexandrin c'est la tâche d'encre et de vomissure qui navigue à la lueur d'une flamme dorée et étouffante sur la blouse ocre de l'enfant Spleen. C'est aussi le fond d'Absinthe gisant dans une bouteille crasseuse que l'ivrogne peine à force de tumultueuses brûlures à terminer. L'Alexandrin est donc l'espoir recroquevillé et infime dans l'ombre obscure et tenace de l'innocence, la Poësie. Cela dit sans Espoir, il n'y a pas d'Innocence, l'un à l'autre est vital à la survie de ces deux notions abstraites. L'espoir c'est l'alchimie des muses chimériques, adulées virginales et des catins traînants leurs escarpins usés, troués sur le dur asphalte humide. L'Espoir est la personnification, l'incarnation même de l'Oxymore enchanteur et délicat prenant naissance dans l'échine, l'alcôve d'un ventre torturé par la faim...C'est ce Bordel cru qu'il me plaît à assassiner. Ne froncez pas vos sourcils avec sévérité, assez de vous défroquez à chaque rencontre d'un déchus dans un bastringue spirituel, je suis un déchet bourdonnant, pareillement émue que toute une masse informe lorsqu'elle sent défaillir une divagation propre à la pensée. C'est un attendrissement perpétuel, du sentimentalisme exacerbé et de l'impuissance qu'il nous faut, c'est ce qui emprisonne en apparence et libère l'âme, indolente et sensuelle. Bien sur que cette singulière distrasction est ma prison et à tout jamais au fond d'une geôle crasseuse et morbide, je chanterai cette louange. Je possède la vie, le gamin universel, l'innocence, l'espoir, je pourrai tergiverser sur bien des lignes encore, vomir sur cette feuille longtemps mais anticipez, la suite se devine déjà que trop...

Ô Vertiges meurtriers, je vous aime.

Z. Gérard.










# Posté le samedi 07 mars 2009 18:26

Modifié le mercredi 05 août 2009 05:36








« Si tu n'aimes pas le blues, c'est que tu as un trou dans l'âme. »
Jimmy Rogers





# Posté le samedi 31 janvier 2009 11:35

Modifié le mardi 04 août 2009 14:03

Car c'est humblement et Amoureusement que j'offre ces mots à Allen Ginsberg...

Car c'est humblement et Amoureusement que j'offre ces mots à Allen Ginsberg...
Une insinuation noble et délicate pétrifie le boulevard tortueusement; le boulevard temporaire de l'incertitude. La direction est rectiligne, les restrictives interrogations d'une impétuosité rare, s'obsèdent et demeurent dans les tremblements frêles et nombreux des accablements. Emotions. Comme un coeur cesse d'aimer, les songes embryogéniques des contemplations feignent leur actuelle ignorance. D'avantage encore, les obscures devinettes épouvantées, alimentent jusqu'à un rejet éminent l'intelligence contemporraine et révolutionnaire des chiffoniers du verbe, des emphases précieuses. C'est une horripilation, une colère et un reproche même avec la plus féroce volonté du monde, la dépravation insatiable des anxiétés précoces et morales demeureront. Les engrenages imperceptibles de l'hypocrite acreté des heures sâouls passionent par leurs ivresses nocturnes et spasmodiques. Pourquoi ? Parce que les difformités fondamentales qui soumettent les belles expressions académiques, ne sont que de crétinisantes et aliénées solutions.
J'aime Aproximativement sonder les apocalyptiques et mièvres pourritures, déchets irréconciliables de l'intelligence. J'idôlatre l'ignorance.


Les singularités de l'Orgeuil.

À Vous .







Une tendre pensée à Mitch Mitchell, qui part rejoindre tous les autres...
RIP

# Posté le vendredi 14 novembre 2008 17:30

Modifié le mercredi 05 août 2009 08:10